Qui sommes-nous ?

La Compagnie Des Deux Masques

Affiliée a la FSSTA (fédération suisse des sociétés théâtrales d’amateurs), la “compagnie Des Deux masques” se compose de comédiens amateurs venus de diverses régions du canton et ayant, pour la plupart, plusieurs années d’expérience sur les planches.

Il était une fois …

Il était une fois … “La Belle au Bois“.

Ainsi commencent les contes de fée. Ainsi commença la Compagnie des deux Masques.

C’est en effet autour de ce texte délicieux de Jules Supervielle La Belle au Bois que se réunirent en 1981 une vingtaine de comédiens amateurs. Certains y vécurent leur “baptême des planches” alors que d’autres attestaient déjà d’une solide expérience des feux de la rampe …

A défaut de baguette magique pour opérer un miracle, l’enthousiasme de chacun eut raison des difficultés rencontrées lors de ce premier conte théâtral. J’hésite à écrire “compte théâtral”, en me rappelant Eric se démenant avec un budget qui n’excédait pas quelques centaines de francs, Anne-Hélène réalisant un décor tout en semi-transparences avec de très minces moyens, Jacqueline relevant le défi de créer des costumes dans des draps teints et des tissus de récupération, et Louis tirant le meilleur parti des quelques “casseroles” à disposition pour jouer des subtilités de l’éclairage.

Chacun apprit son texte, ça au moins ça ne coûtait rien ! Le soir de la première, le charme de la Belle au Bois, du Chat Botté, de Barbe Bleue et de tous les autres fit que le “compte” redevint conte.

Ils vécurent heureux …  ainsi terminent les contes de fée.Ainsi continua la Compagnie des deux Masques. Et dans la mesure même où chaque spectacle réalisé représente une véritable naissance, source d’une authentique vie théâtrale, il est permis de dire alors ce soir, qu’ils eurent beaucoup d’enfants…

Philippe Grand, membre fondateur, octobre 2001, à l’occasion des 20 ans de la Compagnie.

Le  début

Née en 1981 de la volonté d’une poignée de passionnés de théâtre, la “compagnie Des Deux masques” a monté depuis plus d’une vingtaine  de spectacles, dont le premier fut La Belle au Bois de Jules Supervielle. Il faut également citer Monsieur Bonhomme et les incendiaires de Max Frisch, Romulus de Dürrenmatt, La Cruche cassée de Kleist, et Inès de Portugal, d’Alejandro Casona, jouée en tournée a Aubignan (ville française jumelée à Cheseaux-sur-Lausanne) et Carpentras, ainsi qu’à la quinzaine artistique d’Orbe.Le Petit Prince de St-Exupery et Alice de l’autre côte du miroir d’après Lewis Carroll ont associé les comédiens de la troupe aux enfants et adolescents des écoles. Tous ces  spectacles ont été mis en scène par Philippe Grand, l’un des fondateurs de la Compagnie.

Ont également fonctionné à la mise en scène François Emery, pour Antigone de Brecht, joué notamment au Théâtre du Jorat à Mézières, ainsi que Francis Ruedi pour des textes en un acte (En pleine mer, L’île déserte ...) ainsi que pour une animation villageoise – des farces médiévales – donnée en plein air à l’occasion du 700ème anniversaire de la Confédération suisse, en 1989.

Bernard Novet a repris la mise en scène en 1995. 1996 voyait la création de Les Cerises du Vallon de Gueuroz, d’après Eugène Rambert, une tragédie avec chœur et orchestre, jouée notamment à Verbier, Martigny et Echallens. En 1998, la tragédie cédait la place a une comédie populaire, Caviar ou lentilles, première pièce de boulevard jouée par la Compagnie. Le spectacle 1999, Le Vallon, était également une première. C’est en effet une nouvelle traduction française du texte dramatique original d’Agatha Christie.

En présentant en  l’an 2000 La Belle Vie de Jean Anouilh, la Compagnie renouait avec la satire sociale, un genre qu’elle avait déjà abordé avec succès à maintes reprises. En 2001, la Compagnie a fêté son 20ème anniversaire en grandes pompes avec La Souricière, quatre heures de spectacle, du train d’époque au théâtre, en passant par des scènes extérieures ! A nouveau, sur un texte mythique d’Agatha Christie (plus de 50 ans d’exclusivité à Londres !).

20 ans

Lors des 10 ans de la Compagnie, Philippe Grand, membre fondateur et metteur en scène du jour, écrivait : “souffler ses dix bougies, comme on le dit volontiers, relève, pour un groupe de théâtre, tout à la fois du privilège et de l’exploit, tant il est vrai que, bien souvent, par manque de souffle précisément, les passionnés du théâtre ne parviennent jamais à vivre le délicieux instant des regards scintillants autour du gâteau d’anniversaire. Merci à toutes celles et à tous ceux – ils sont plusieurs dizaines – qui sur la scène, ou tout autour, se sont investis, se sont enthousiasmés, ont permis dans ce monde de rêve et de magie qu’est le théâtre de vivre nombre de moments d’émerveillement. Et si, d’aventure, sollicité par ce qui s’est passé ce soir, vous envisagiez éventuellement, peut-être de… vous joindre au groupe pour souffler ses vingt bougies, alors n’hésitez pas !” Mis à part quelques inévitables modifications du calendrier dues au temps qui passe, il me serait difficile d’écrire mieux. En attendant – qui sait – que celui ou celle à qui reviendra l’honneur d’écrire l’éditorial du trentième anniversaire ne trouve meilleure formule, je ne peux que la reproduire, sans retouches. Et avec reconnaissance.  – Bernard Novet, Noël 2001, à l’occasion des 20 ans de la Compagnie

En 2003, c’est Dürrenmatt qui faisait à nouveau l’affiche de la saison, avec ses extraordinaires Physiciens, un texte visionnaire s’il en est. Puis, en 2005, la troupe présentait une suite satirique et mordante de sketches de Jean-Michel Ribes, Théâtre sans animaux, avant d’offrir en 2006, pour son 25ème anniversaire, L’éventail de Lady de Winter d’Oscar Wilde. Ce spectacle lançait un triptyque autour des œuvres du poète et dramaturge irlandais, avec encore Le Fantôme de Canterville et Le Portrait de Dorian Gray en 2008, un spectacle total au théâtre Barnabé.

En 2009, c’est Le Procès de Mary Dugan, poignant drame judiciaire et social de Bayard Veiler, ainsi que – pour la fin de l’année et le réveillon, la fameuse Ballade des Planches de Jean-Paul Alègre. Un recueil de sketchs satiriques et humoristiques parmi les plus joués en Europe !

Abandonné initialement en 2006, Le Cauchemar d’Arthur Flock, comédie originale de Bernard Novet, voit enfin le jour  en mars 2011 à Cugy. En décembre de la même année, une soirée mystère pour le Nouvel-An ouvre sur la dernière ligne droite vers les 30 ans de la Compagnie : Il était une Gare, de Jacques Deval, joué en mai et juin 2012 à Cheseaux.

30 ans et …

(… à suivre!)

Les commentaires sont fermés.