Le Fantôme de Canterville – 2007

Spectacle hylo-idéaliste d’après Oscar Wilde et quelques autres textes distillés dans une cuvée alambiquée par Daniel Grand| Mise en scène: Daniel Grand et Samuel Ebinger

affiche

La pièce

Avec le “Fantôme de Canterville”, Oscar Wilde trempe sa plume dans l’encrier du conte fantastique. Mais il décrit un univers sombre avec de l’encre de couleur.

Conte pour enfant ? Pas vraiment. Avec humour et dérision, Oscar Wilde bouscule le fantôme et le transforme en arroseur arrosé. De plus, avec un certain cynisme, il crée un choc entre deux sociétés: le conservatisme de l’aristocratie britannique d’un côté et le modernisme américain imprégné de matérialisme de l’autre. Chacun se retranche derrière sa culture, s’englue dans ses principes et ses schémas. Seule Virginia (fille du ministre américain) trouve une voie transversale pour relier deux positions inconciliables. D’ailleurs elle finit dans les bras d’un des plus purs produits de la noblesse anglaise…

Il faut relever que ce texte, écrit il y a plus de cent ans, reste d’une redoutable actualité : l’être humain a-t-il vraiment évolué?

L’adaptation théâtrale s’est laissée prendre dans cette bousculade générale : M.Podgers est issu d’une autre nouvelle d’Oscar Wilde, Dürrenmatt plante la clôture du poulailler et Shakespeare sort de son tombeau pour nous mettre à disposition ses fossoyeurs… L’accompagnement musical passe du jazz à la musique sacrée… L’acteur devient metteur en scène et le metteur en scène devient acteur. Mais rassurez-vous, le spectateur reste le spect(re)ateur…

Une drôle de fantômatique soirée !

Daniel Grand

Quelques perles …

“S’il existait un fantôme en Europe, nous l’annexerions à bref délai pour le montrer au public dans un de nos musées ou dans un champ de foire.” – M.Otis

“Quel climat impossible. J’ai l’impression que ce vieux pays est tellement surpeuplé qu’il est incapable de fournir un temps convenable à tout le monde.” – M. Otis

“Le monde est une scène de théâtre, mais la distribution est mal faite… ” – Le fantôme

“Vous savez, les gens sont si ennuyeux aujourd’hui. Tous mes pianistes ont exactement l’air de pianistes et tous mes poètes exactement l’air de poètes.” – Lady Windermere

“Le confort est la seule chose que notre civilisation puisse nous donner.” – M. Podgers

“La meilleure assise du mariage, c’est un malentendu mutuel…” Sir Thomas

“Je connais des quantités de gens qui donneraient cent mille dollars pour avoir un fantôme de famille.” – Virginia

“Allons, ne te tape plus le cervelet, compère piocheur. Car tu auras beau battre ton vieil âne, son pas ne deviendra pas meilleur.” – Fossoyeur

Distribution, par ordre d’entree en scène

Oscar (fils du fantôme) – Alban Le Vallois
Sir Simon (le fantôme) – Samuel Ebinger
Nestor – Jacques Muggli
Récitant 1 – Georges Pittet
Récitant 2 – Danielle Martin
Lord Archibald de Canterville – Roberto Chavaillaz
Arthur W. Otis – Joerg Hau
Lucretia Otis – Catherine Novet
Washington Otis – André Gueissaz
Virginia Otis – Anne-Valérie Ebinger
Mic Otis (jumeau 1) – Gaspard Amiet
Mac Otis (jumeau 2) – Amiet Gaspard
Miss Umney – Lucienne Dematraz
Sir Thomas – Raymond Vernez
La duchesse de Paisley – Caroline Humbert
Lady Gladys Windermere – Nicole Arnaud
Septimius Podgers – Bernard Novet
Lady Pénelope Startup – Sophie Cottier
Duc Edouard de Glouchester – Jérôme Grand
Fossoyeur 1 – Louis Schneiter
Fossoyeur 2 – Edmond Périsset
Le Pinkerton Manager – Elisiário Souza Netto
Mime – Raymond Vernez

Décors – Florence Pugliese, Claudia Gueissaz, André Hiernaux
Costumes – Catherine Novet, Danielle Martin, Caroline Humbert
Régie lumière – Pierre-André Nicole
Régie son – Daniel Grand
Mise en Scène – Daniel Grand et Samuel Ebinger

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